XIVe colloque du RPH
Le syndrome de fatigue chronique
Musée des moulages
Hôpital Saint-Louis
Samedi 5 avril 2008
8h 30 – 16 h 30
Le colloque aura lieu au
Musée de dermatologie de l’hôpital Saint-Louis
[Porte 14 – Secteur Gris]1 avenue Claude Vellefaux
75010 Paris
Métro : Goncourt – Colonel Fabien – Jacques Bonsergent
Pour tous renseignements :
Edith de Amorim
Tel : 06 82 91 37 91/ 01 47 70 56 02 / e-mail : rph@magic.fr ou www.rphweb.net
La fatigue est une des plaintes les plus fréquentes et les plus difficiles à gérer. Nous savons qu’une personne sur quatre qui consulte un médecin dit vivre dans un état de fatigue important. Le premier défi est d’en trouver la cause : seuls les traitements étiologiques sont efficaces. Le second défi consiste à gérer les patients dont la cause de leur fatigue n’est pas mise en évidence.
Nombreux sont les médecins confrontés dans leur quotidien clinique au syndrome de fatigue chronique (SFC). Dans ce syndrome, les patients se plaignent d’une fatigue qui dure depuis au moins six mois. Les informations cliniques recueillies jusqu’à présent ne nous permettent pas de tirer de conclusions sur les causes de ce syndrome. Plusieurs traitements - médicaux et psychiques - ont été tentés par les personnes qui en souffrent. Les patients cherchent très souvent le médecin pour se plaindre des symptômes qui les accablent tels : l’épuisement, l’insomnie, les maux de têtes, les pertes de mémoire.
Il est important de signaler que, selon la littérature spécialisée, le SFC ne se caractérise pas uniquement par une fatigue chronique, mais également par d’autres symptômes, comme des douleurs musculaires et articulaires. Il faut signaler que tous ces symptômes surviennent sans que le médecin ne puisse les articuler à une quelconque maladie. Comme les patients se plaignent aussi d’avoir de fortes difficultés à effectuer les tâches quotidiennes, tout laisse à penser que ce syndrome rend la vie difficile, voire insupportable. Du point de vue médical, le praticien ne trouve pas de cause organique qui puisse justifier ces symptômes diffus. Il a été observé qu’un évènement déclencheur peut être repéré, qui peut aller de l’infection virale au traumatisme psychique. Pourtant, en psychothérapie ou en psychanalyse, dès que la fatigue cède de sa position principale dans le discours du patient, c’est alors au tour de la détresse, de la culpabilité, du sentiment de punition et de l’agressivité de prendre le relais !
C’est en partant de l’expérience commune aux médecins, aux psychothérapeutes et aux psychanalystes mis face à ce syndrome, que nous souhaitons nous arrêter, ce 5 avril, sur les perspectives ouvertes par la clinique actuelle du syndrome de fatigue chronique.
Fernando de Amorim